Trois Grands Prix. Trois week-ends cauchemardesques. Un accident en qualification, un abandon en course, une 7e place bloqué derrière une Alpine. Voilà le bilan de Max Verstappen depuis le début de la saison 2026. Le quadruple champion du monde, habitué à dominer la grille, découvre ce que c'est de souffrir avec une voiture qui ne répond plus. Et il ne mâche pas ses mots. Retrouvez notre collection F1 exclusive pour célébrer tous les moments de cette saison hors normes.
Il y a une image qui résume parfaitement le début de saison 2026 de Max Verstappen. Suzuka, Grand Prix du Japon, fin de course. Le Néerlandais colle aux échappements de l'Alpine de Pierre Gasly depuis des dizaines de tours. Il est plus rapide au tour. Il veut dépasser. Mais à chaque tentative dans les lignes droites, sa batterie est vide. La Red Bull RB22 se dégonfle au moment précis où il en a le plus besoin.
Pour un pilote qui a dominé quatre championnats consécutifs avec une facilité déconcertante, se retrouver prisonnier derrière une Alpine est une image que personne n'avait anticipée. Et pourtant, c'est la réalité de la saison 2026 pour Red Bull et pour son pilote numéro un.
🇦🇺
GP Australie
P6
Crash en Q1, départ 20e, remontée jusqu'à la 6e place
🇨🇳
GP Chine
ABD
Abandon en course pour panne de refroidissement, sorti en Q2 sprint
🇯🇵
GP Japon
P7
Sorti en Q2, bloqué derrière Gasly en course malgré un rythme supérieur
Trois GP, trois galères : le récit d'un début de saison impossible
Australie : l'accident qui donne le ton
Melbourne, qualification Q1. Max Verstappen freine pour le premier virage, bloque ses roues arrière, part en tête-à-queue et vient embrasser les barrières Tecpro. La Red Bull est détruite. Le quadruple champion du monde s'élance 20e sur la grille du Grand Prix d'Australie.
Ce qui suit est à la fois impressionnant et révélateur. Verstappen remonte de la 20e à la 6e place au fil de la course, signant l'une de ces remontées spectaculaires dont il a le secret. Mais il s'arrête là, bloqué derrière Lando Norris, incapable d'aller chercher mieux. Le rythme n'est tout simplement pas là. En partant de la pole comme Russell, Verstappen n'aurait pas eu les armes pour se battre pour la victoire.
Chine : le fond du trou
Le Grand Prix de Chine est le week-end le plus difficile de Verstappen depuis très longtemps. Qualifié huitième pour la course sprint, à 1,7 secondes du poleman George Russell, le Néerlandais résume lui-même la situation avec une lucidité froide.
Toute la journée a été un désastre côté performance. Pas d'adhérence. Honnêtement, je pense que c'est le plus gros problème : aucun grip, aucun équilibre, on perd un temps monstrueux dans les virages.
Max Verstappen, après les qualifications du GP de Chine 2026
La course ne fait qu'aggraver les choses. Verstappen abandonne en cours de route pour une panne de refroidissement. Red Bull reconnaît des lacunes significatives sur l'ensemble du package. Le patron de l'équipe Laurent Mekies admet que la RB22 a montré des failles profondes, aussi bien du côté fiabilité que performance pure.
Japon : le supplice de Suzuka
Éliminé dès la Q2 à Suzuka, Verstappen refait son travail de remontée en course. Il dépasse son coéquipier Hadjar, rentre dans le top 10, puis se retrouve coincé dans les échappements de la Gasly pour le reste de la course. La voiture de sécurité lui offre une opportunité, mais elle ne suffit pas. Il termine 7e, furieux mais contenu.
Le problème est technique et bien identifié : à chaque tentative de dépassement en ligne droite, la batterie est vide. Le nouveau règlement 2026, avec sa gestion d'énergie complexe, crée un système dans lequel dépasser consomme tellement de ressources électriques que l'on se retrouve défavorisé dans la ligne droite suivante.
La maladie des départs : le problème technique qui plombe tout
Derrière les mauvais résultats, il y a un problème récurrent qui court sur les trois premiers Grands Prix : les départs catastrophiques de Verstappen. En Australie, il cite l'absence de batterie au moment de relâcher l'embrayage. En Chine, même constat. Au Japon, sortie en Q2 qui lui interdit de se battre pour les premières lignes.
La procédure de départ sous le nouveau règlement 2026 est radicalement plus complexe que ce qu'elle était. La suppression du MGU-H oblige les pilotes à emballer le moteur à très haut régime pendant au moins dix secondes avant le départ pour spouler le turbo. Ils doivent également s'assurer d'avoir récupéré suffisamment d'énergie lors du tour de mise en grille pour avoir une bonne accélération sur la ligne.
Ici les deux problèmes étaient les mêmes. Je n'ai simplement pas de puissance. Dès que je relâche l'embrayage, le moteur n'est pas là.
Max Verstappen, après le Grand Prix de Chine 2026
Ce n'est pas uniquement un problème de pilotage. C'est une combinaison de gestion d'énergie sur le tour de formation, de procédure de départ et de caractéristiques spécifiques du moteur Red Bull Powertrains. La RB22 et son moteur maison, développé en interne pour la première fois, montrent des signes de jeunesse dans la maîtrise de ces paramètres complexes.
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Australie : départ depuis le fond de grille après l'accident en Q1, accélération gênée par un manque de batterie dès la ligne de départ.
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Chine : abandon pour panne de refroidissement, avant même de pouvoir tester le rythme de course en conditions normales.
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Japon : Q2 sans possibilité de se battre pour la première ligne, puis incapacité à dépasser en course par manque de ressources électriques au moment clé.
La question de la motivation : Verstappen au bord du gouffre psychologique
Les mauvais résultats seraient supportables si le pilote gardait sa confiance intacte. Mais ce qui inquiète davantage autour de Verstappen en ce début de saison 2026, c'est ce qu'il dit en dehors de la voiture. Le Néerlandais, d'ordinaire tranchant et direct, laisse filtrer des doutes inhabituels sur son avenir dans la discipline.
Chaque matin, je me remotive et je tente de me persuader à nouveau. Et j'essaie. Red Bull me fait continuer.
Max Verstappen, après le Grand Prix du Japon 2026
Ces mots sont frappants venant d'un homme qui a remporté 71 Grands Prix et quatre titres mondiaux consécutifs. Avoir besoin de se "persuader" chaque matin pour monter en voiture n'est pas le vocabulaire d'un champion au sommet de sa forme. C'est celui d'un pilote qui souffre.
La F1 2026 : une voiture que Verstappen n'aime pas conduire
Le problème ne date pas du début de saison. Dès les essais de pré-saison, Verstappen avait critiqué le nouveau règlement 2026 avec une franchise désarmante. La part électrique accrue, la gestion d'énergie permanente, les modes qui limitent la liberté du pilote : tout cela heurte profondément un pilote qui se définit par l'instinct, la sensibilité mécanique et la capacité à pousser une voiture au-delà de ses limites.
Pour Verstappen, une Formule 1 qui n'est pas très fun à conduire est une Formule 1 dont il pourrait se passer. Et Red Bull, qui connaît mieux que quiconque la psychologie de son pilote numéro un, sait que la seule réponse possible à cette crise est sportive : lui donner une voiture capable de gagner.
Red Bull : une équipe dos au mur
Laurent Mekies, directeur de Red Bull Racing, reconnaît les difficultés avec une honnêteté qui tranche avec les discours habituels du paddock. La pause de cinq semaines entre Suzuka et Miami est présentée comme une opportunité de travail intense à Milton Keynes pour comprendre le nouveau package et corriger les lacunes identifiées.
Mais le défi est immense. Red Bull a conçu son moteur en interne pour la première fois en 2026, sans l'appui de Honda qui se consacre désormais à Aston Martin. Fiabilité et performance sont à construire en même temps, en compétition, face à des adversaires comme Mercedes, Ferrari et McLaren qui avancent eux aussi à marche forcée.
71
Victoires en carrière de Verstappen
8e
Position au championnat après 3 GP
20e
Position de départ en Australie après le crash Q1
Verstappen n'est pas fini. Mais il a besoin d'une voiture
L'histoire de la Formule 1 regorge de champions qui ont traversé des périodes sombres avant de se relever avec plus de force. Verstappen lui-même a failli quitter Red Bull en 2024, avant de terminer champion du monde pour la quatrième fois. Il sait ce que c'est que de souffrir et de revenir.
Mais 2026 est différent. C'est un règlement entièrement nouveau, un moteur inédit, une voiture qui ne lui correspond pas encore. La pause d'avril est une chance pour Red Bull de corriger le tir avant Miami. Si l'équipe revient avec un package amélioré, Verstappen reviendra. Il est trop grand pour rester longtemps au fond du classement. Explorez tout l'univers de la passion automobile sur Tourismo Clothing.
Miami sera un test. Pour Red Bull. Pour la RB22. Et pour la motivation d'un quadruple champion qui refuse de baisser les bras.
Questions fréquentes
Pourquoi Verstappen performe-t-il si mal en 2026 ?
Red Bull connaît un début de saison 2026 difficile à cause de lacunes simultanées sur la fiabilité et la performance de la RB22. Le nouveau moteur Red Bull Powertrains, développé en interne pour la première fois, souffre de problèmes de gestion d'énergie, notamment lors des départs et des dépassements en course. S'y ajoute un manque général de rythme face à Mercedes, Ferrari et McLaren.
Quels sont les résultats de Verstappen sur les 3 premiers GP 2026 ?
Australie : 6e après un accident en Q1 et une remontée depuis la 20e place. Chine : abandon en course pour panne de refroidissement. Japon : 7e après une élimination en Q2 et une course bloqué derrière Gasly. Soit 8e au championnat des pilotes après trois manches.
Verstappen a-t-il vraiment évoqué une possible retraite en 2026 ?
Oui. Après le Grand Prix du Japon, Verstappen a confié qu'il devait se remotiver chaque matin et se persuader de continuer. Il a admis que c'était une "question légitime" de se demander jusqu'où irait sa motivation. Ces déclarations reflètent une frustration profonde liée au nouveau règlement 2026 qu'il ne trouve pas "fun à conduire".
Quel est le problème spécifique de Verstappen aux départs en 2026 ?
Le nouveau règlement 2026 rend les procédures de départ beaucoup plus complexes. Les pilotes doivent gérer le turbo et la récupération d'énergie sur le tour de mise en grille de manière très précise. Verstappen a cité à plusieurs reprises un manque de puissance ou de batterie au moment exact de relâcher l'embrayage, ce qui lui coûte des positions dès le départ.
Red Bull peut-il se redresser avant la fin de saison 2026 ?
Red Bull utilise la pause forcée d'avril, liée à l'annulation des GP de Bahreïn et d'Arabie Saoudite, pour travailler intensément à Milton Keynes sur les lacunes identifiées. Laurent Mekies a exprimé sa confiance dans la capacité de l'équipe à progresser. Le Grand Prix de Miami sera le premier test de cette remontée espérée.